trop de haine. trop de merde autour. pas assez d'étoiles dans les yeux. trop de songes. trop decu. trop de conneries. de la haine dans les yeux. Lorsque tu devras sauver ceux que tu aime, ne regarde pas en bas. Savoir quel coté de toi prendra le dessus, si tu le feras pour ta defense, ou pour ton plaisir. tu devra trouver la force, celle de savoir si tu doit courir pour t'enfuir, ou si tu doit regarder ton ennemi droit dans les yeux. tu devra etre armé, psychologiquement, aussi froid que le canon de ton arme. cache toi, attend. les ames et les armes se dechainent, dans cette tuerie, tu n'y est pour rien, mais ta vie en depend, tu vas chasser pour te nourrir, tuer pour ne pas mourir, te dire que si ce n'est pas lui, c'est toi. tu finira par vivre la nuit, ta masse obscure sortira au coucher du soleil, comme des milliers d'autres, la main sur la detente, le droit de vie ou de mort sur autrui. heros inconnu perdu sur un champ de bataille, tentant de retrouver la paix et la liberté que tu n'as jamais connu. la peur sera surement ta seule arme. ton fusils sera ton meilleur ami, tu depouilleras les morts pour trouver a manger ou quelques munitions. tu vas sauver des femmes et des enfants, pourquoi? parce que tu as été incapable de sauver les tiens. interieurement tu boue, tu voudrai jeter ton arme, traversé la route et te faire executé, mais tu ne le fait pas. Non tu n'est pas fou, ni détraqué, tu as peur de ce que tu es devenu, tu ne pleure plus, pour toi le bien et le mal n'ont plus de sens. tu entends les corbeaux, tu n'as plus conscience de la violence, pour toi elle est quotidienne. tu respire, tu sent sur ta peau une chaleur agréable, tu prefere ne plus bouger et resté les yeux fermés, aucun bruits, un bourdonnement sourd grandit toujours dans tes oreilles, tu te releve, tu vois du sang partout, c'est le tien, la piece est en feu, tu saisit ton arme et tu court vers la fenetre, tu vois flou, tu mets en joue, tu tire, tu ne sens desormais plus tes jambes, tu continue a tiré, ton sang coule sur ton visage, tu n'as pas mal, tu tire encore et encore, tu n'entend plus le bruit des rafales claquant sur le mur, tu te sens tomber, la violence et ton armure ton caché la verité, tu est en train de mourir, tu te souvient d'un aire de piano, tu regarde le ciel et tu vois les corbeaux, deja prét a te devorer, tu souris.